Le gateau battu

Photo de gâteau battuSpécialité de la Picardie maritime, le gâteau battu est un gâteau brioché très riche en forme de toque de cuisinier. Il cuit dans un moule cannelé spécial qui lui donne sa forme si particulière. Les plus petites pièces pèsent 250 à 300 gr, les plus grosses 400 à 500 gr. Sa croûte est brun foncé, sa mie très alvéolée est jaune doré. S’il est difficile de dater l’apparition de cette spécialité et d’en retracer l’histoire, son identité picarde ne fait pas de doute. Autrefois, personne ne manquait une occasion de déguster ce gâteau : baptêmes, communions, mariages, fêtes de village. Aujourd’hui, il est apprécié lors de réceptions ou en dessert.

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Flamique à Porions

Photo de flamiqueLa Lorraine a sa quiche, la Picardie sa Flamiche! composée comme sa cousine de l’est d’oeufs de lait et de crème, les lardons sont remplacés par les poireaux qui poussent très bien dans Ch’picardie humide!

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Crème chantilly

Image de crème Chantilly

On connait mal l’origine de la crème Chantilly.
Bien sur, elle fut créée par Vatel au château de Chantilly dans l’Oise.
Il semble que lors de la préparation d’un repas, il manquait d’ingrédients pour les dessert, aussi, il improvisa une recette.
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Les haricots de Soissons

Photo de haricots de Soissons

Haricots de Soissons

Autrefois, le haricot de Soissons accompagnait les rissoles ou beignets farcis de la région. Cette graine grosse et blanche se servait avec tous les plats mijotés du bassin parisien. Nutritive, mais fragile et d’une culture fastidieuse, elle fut supplantée à la Révolution par la pomme de terre. Le haricot de Soissons, se cultive en hauteur sur des rames. Tuteuré parfois jusqu’à 2, 5 m, mais rustique, il résiste au vent et au sol humide de la Picardie. La légende du guetteur de la Cathédrale. On en retrouve la forme dans celle des bonbons locaux, sorte de dragées recouvertes de chocolat. A la fin du XIXe, un guetteur nommé « Le Paon » ne quittait pas le haut de la tour, d’où il surveillait la ville et les incendies tout en exerçant son métier de cordonnier. S’étant fatigué de l’aridité de sa plate-forme de pierre, il décida de l’égayer en semant dans des caisses des haricots de Soissons, le long des garde-fous. Ses plantations volubiles s’accrochèrent à la rampe et couronnèrent la tour d’une verdure étonnante. « C’est du vrai Soissons » disait-il à ses visiteurs, en ajoutant : « Dieu créa la fleur et lui dit : Sois Rose ! Il créa le haricot et lui dit : Sois Son, et va en paix ! » Le guetteur distribuait des grains récoltés aux touristes généreux dans des petits sachets en jute confectionnés pendant ses heures de loisirs… Les haricots-souvenirs du bonhomme connurent un franc succès. Tout près de là se trouvait un confiseur chocolatier, M Brultet, qui s’intéressa à ce que faisait notre ami. L’idée fit son chemin et l’ingénieux commerçant fabriqua une petite machine à main faite de 2 tambours creusés en forme de haricots et munie d’une manivelle. Le sucre chaud en ruban était versé dans les petits moules et son refroidissement donnait des bonbons devenus bientôt « spécialité soissonnaise » de tous les confiseurs de la ville. Notre guetteur descendit de sa tour en 1907, les avertisseurs électriques le remplaçant. Quant à la fabrication artisanale des sucreries, elle cessa en 1911 pour faire place à l’industrialisation.

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